Calvitie précoce : que faire ?

quelles solutions quand on est chauve et jeune

Chauve, donc forcément vieux ? Non ! L’alopécie androgénétique, cette pathologie responsable de la miniaturisation puis de la chute des cheveux et plus généralement connue sous le nom de “calvitie”, peut débuter à l’âge adulte et même parfois…à l’adolescence. Si jeune, les conséquences psychologiques peuvent être désastreuses.

Que faire dès lors qu’on perd ses cheveux très jeune ? Quelles sont les solutions contre la chute de cheveux ? Peut-on envisager une greffe de cheveux ? Quels sont les médicaments qui marchent ?

 

Comprendre la calvitie

Les causes de la calvitie précoce

Plusieurs raisons peuvent être à l’origine d’une chute de cheveux : stress, choc post-traumatique, carences, problèmes de thyroïde, traitements médicamenteux…Dans ces cas-là, la perte est souvent soudaine et il est nécessaire de consulter un médecin. L’alopécie androgénétique, quant à elle, est le résultat d’une sensibilité déterminée génétiquement.

Environs 25% des hommes entre 25 et 35 ans sont touchés par cette forme de calvitie, 20% aux alentours de 20 ans. Mais attention, cela ne veut pas dire que les adolescents ou jeunes adultes qui en souffrent ont le crâne complètement nu.

L’évolution de la calvitie

D’abord, il faut comprendre ce qu’est l’alopécie androgénétique et à quoi elle est due. La source du problème ? Les hormones et l’hérédité. Chez l’homme, la testostérone se transforme en dihydrotestostérone et chez les sujets “programmés” génétiquement, elle attaque le follicule pileux comme un poison. Un poison qui tue peu à peu les racines et affaiblit les cheveux et finalement provoque leur chute.

Ce lien entre testostérone et calvitie a été mis en évidence par Hamilton, qui a été le premier médecin à créer une échelle représentant les différents stades de la calvitie chez l’homme. Cette échelle est plus connue sous le nom de l’échelle de Norwood (un autre docteur qui l’a réactualisée quelques années plus tard) :

En réalité donc, la calvitie est une pathologie bénigne, sans danger sur la santé, mais dont l’impact négatif sur le moral et l’image de soi est bien réel. Et si vous êtes touché par cette forme de chute de cheveux, il sera difficile de l’éviter. Toutefois, il existe des solutions et des traitements pour remédier à une calvitie précoce.

 

Calvitie précoce : les pièges à éviter

Lorsqu’on est jeune et que l’on perd ses cheveux, la souffrance peut être encore plus présente qu’à 30 ou 40 ans. Démuni, il est facile de se laisser séduire par des solutions qui promettent monts et merveilles. Attention.

Les produits « miracles » contre la calvitie

La calvitie touche 1 homme sur 2 à l’âge de 50 ans. Autant dire que le marché est énorme. Nombreux sont donc les fameux remèdes « miracles » qui sont proposés aux hommes (et aux femmes) qui en souffrent  – casque laser, lotions et shampoings anti-chute, compléments alimentaires – et vendus à coup de campagnes marketing bien ciblées.

Ces recettes ne représentent pas un danger pour celui qui les utilise, mais elles ne résolvent pas le problème. Tout au plus, vos cheveux auront une meilleure texture, un aspect plus brillant. Mais ils continueront à tomber.

Les techniques de greffe de cheveux « à l’ancienne »

La greffe de cheveux a évolué : elle peut maintenant se réaliser avec une simple anesthésie locale, avec des suites simples, sans douleur, et avec un résultat non seulement dense et naturel, mais également exempt de toute cicatrice ou marque disgracieuse. Même sur cheveux très courts. Pourtant, un très grand nombre de centres et de médecins continuent de proposer des techniques invasives et agressives comme la FUT (technique de la bandelette).

 

Pour aller plus loin : Pourquoi la FUT est dépassée et En savoir plus sur les différentes techniques de greffe de cheveux

La greffe de cheveux « pas cher » ou « low cost » à l’étranger

Ce n’est pas la première fois que nous alertons nos lecteurs sur les dangers des greffes de cheveux pas chères à l’étranger. Le marché des implants capillaires étant en plein boom, certains essayent de tirer leur épingle du jeu et profitent clairement de la méconnaissance de la procédure pour attirer des patients, souvent très affectés par leur perte de cheveux et donc « prêts à tout ».

Quand on est jeune, on roule rarement sur l’or. L’aspect financier est donc une considération. Mais prudence ! On ne vous le répétera jamais assez, partir à la chasse au meilleur prix (souvent à l’étranger) pour une intervention à visée esthétique peut se révéler une catastrophe. Les centres étrangers spécialisés dans les greffes de cheveux à la chaîne et pas chères vendent au cheveu : ils ont donc tout intérêt à en vendre un maximum, même lorsque ce n’est pas nécessaire, et les chiffres annoncés sont rarement respectés…mais comment savoir ?

Pire encore, jamais ils n’évoqueront l’importance de la gestion de la zone donneuse, pourtant capitale lorsqu’on est jeune et que d’autres interventions seront peut-être à réaliser. Un prélèvement excessif (c’est-à-dire un nombre trop grand de follicules pileux) et agressif (avec des outils d’extraction invasifs et/ou effectué par un personnel non spécialisé ni médical) a deux conséquences :

  1. Il abîme la zone donneuse et la prive de son capital pileux inutilement. Quand on est jeune, et que la perte de cheveux va continuer, la zone donneuse est une réserve pour des interventions à venir. C’est comme un puit : si on l’épuise, c’est terminé.
  2. Les follicules extraits agressivement sont malmenés, traumatisés. Cela s’en ressent dans le taux de repousse, bien inférieur à 70%.

 

Calvitie précoce : ne jamais se voir chauve

Très peu de solutions contre la perte de cheveux ont finalement fait leur preuve cliniquement. Mais il est possible aujourd’hui de faire face à la calvitie, de l’anticiper et d’y remédier afin de ne jamais se voir chauve.

Les implants capillaires

En fait, la greffe de cheveux doit pouvoir accompagner et compenser au fur et à mesure la chute de cheveux tout au long de la vie du patient, en tout cas jusqu’à ce qu’elle se stabilise, c’est-à-dire vers 50 ans. Le plus important ?Voilà pourquoi anticiper la perte et gérer la zone donneuse du patient jeune souffrant d’une calvitie précoce est primordial.

Nos conseils pour éviter les déceptions ?

  1. Privilégiez le bouche à oreille
  2. Renseignez-vous ! Et surtout, posez les bonnes questions : pour les connaître, rendez-vous à la fin de notre article sur les greffes de cheveux low cost à l’étranger.
  3. Le suivi : le résultat d’une greffe de cheveux est à compter d’un an post intervention. Il est donc important de pouvoir interagir avec votre équipe médicale tout au long de cette période qui peut parfois paraître longue.

Le Minoxidil

A l’origine, la molécule “Minoxidil” était prescrit dans le traitement de l’hypertension artérielle. Mais on s’est rendu compte qu’elle induisait également un développement de la pilosité de par ses propriétés vasodilatatrices. Depuis, il est utilisé en solution topique sur le cuir chevelu en traitement contre la chute des cheveux. Mais attention, il ne fait pas repousser les cheveux : il allonge leur cycle de vie. Ainsi, les cheveux en phase “terminale” (la phase “télogène”) restent plus longtemps sur le crâne.

On conseille vivement aux jeunes souffrant d’alopécie précoce de l’utiliser afin de garder le plus longtemps possible sur la tête leur cheveux primitifs.

Le Finastéride (Propecia)

Essentiellement destiné aux hommes qui ont encore une réserve de cheveux plus ou moins importante, le finastéride peut s’utiliser seul ou en complément d’une greffe de cheveux. C’est une médicament qui se prend par voie orale et qui réduit en particulier la transformation de la testostérone en DHT (dihydrotestostérone) et empêche ainsi son activité néfaste sur les bulbes capillaires.

Utilisé pendant 5 ans, le traitement par finastéride permet une stabilisation de la chute des cheveux chez 90 % des hommes. Par ailleurs, une augmentation de la repousse a été observée chez 65 % des hommes. (Source RECIP-BCP 2010)

Toutefois, une utilisation continue est recommandée pour maintenir le bénéfice thérapeutique. Si le traitement est arrêté, les résultats s’atténuent progressivement et la chute de cheveux recommence.

La prise de finastéride ne se fait pas sans surveillance médicale. Les effets secondaires sont rares et doivent être immédiatement rapportés à votre médecin.

L’association PRP + Mésothérapie du cuir chevelu

D’un côté, un traitement d’attaque de PRP (Plasma Riche en Plaquettes) va stimuler les cellules souches des bulbes pileux et créer de nouveaux vaisseaux sanguins et de l’autre, les vitamines et minéraux injectés en mésothérapie vont apporter les nutriments nécessaires à vos cheveux.

Un cocktail efficace et complémentaire qui permet de stimuler la chevelure quand elle commence à montrer des signes de faiblesse.

Cette association est également recommandée suite à une greffe de cheveux afin de stimuler la repousse des greffons.

En résumé, des solutions pour remédier à votre calvitie précoce s’offrent à vous, la fatalité n’existe pas.

 

Des questions ? Un rendez-vous ? Contactez-nous dès maintenant pour faire le point !

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