Calvitie : un traitement relancerait la pousse des cheveux

des traitements médicamenteux au secours de la calvitie

Émissions de TV, articles de presse, forums…la calvitie et les traitements disponibles pour y remédier sont des sujets récurrents. Ces dernières semaines, une information a fait beaucoup parlé d’elle. 

Selon une récente étude, deux médicaments confirmeraient leur efficacité dans la repousse des cheveux. Car hormis la greffe capillaire, seule option durable et efficace pour retrouver ses cheveux, aucun traitement n’existe aujourd’hui pour faire repousser la chevelure quand on est atteint de calvitie.

 

Comprendre le cycle du cheveu

Comme nous, les cheveux naissent, vivent et meurent. La phase pendant laquelle le cheveu pousse est appelée “anagène”, puis vient la phase catagène où le cheveu est entre “la vie et la mort” et enfin la phase télogène, soit la fin de vie du cheveu, entraînant sa chute. Le follicule pileux est programmé pour effectué environs 25 cycles de ce type. Lorsqu’on est atteint de calvitie, ou d’alopécie androgénétique (liée à l’hérédité), le cheveu est comme stoppé en phase télogène. La plupart des traitements actuels se contentant de ralentir la chute plutôt que de relancer le cycle capillaire, cette nouvelle étude apparaît donc comme une vraie lueur d’espoir. 

 

Relancer la croissance des cheveux

Publiée dans Science Advances et menée par la chercheuse Angela Christiano du département de dermatologie du Centre médical de l’université de Columbia aux Etats-Unis, l’étude en question annoncerait donc la fin d’un calvaire pour des millions de personnes. 

 

A l’origine de la découverte, des médicament appelés “inhibiteurs de Janus Kinase (JAK)” déjà utilisés dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde (maladie inflammatoire des articulations) et de certains cancers. Ce sont leurs deux molécules, le ruxolitinib et le tofacitinib, qui ont intéressées les chercheurs. Le groupe étudie d’ailleurs déjà depuis un certains temps leurs effets : dans une publication de 2014, l’équipe d’Angela Christiano avait démontré l’efficacité de ces molécules, administrées par voie orale, dans la restauration de la croissance capillaire. 

 

Administrés par voie topique (appliqués localement) sur des souris rasées puis sur des souris greffées avec des follicules humains en phase télogène, ces médicaments seraient capables de relancer la croissance des follicules pileux en bloquant certaines cellules immunitaires à l’origine de la chute des cheveux et d’activer la phase anagène (soit le début d’un nouveau cycle où le cheveux pousse entre 3 à 6 ans).

Souris-etude-calvitie

 

Les chercheurs ont appliqué sous forme de crème les molécules sur les poils des souris pendant cinq jours. Après une dizaine de jours, les poils des souris ont repoussé. Cette même croissance des follicules a été observée au niveau des cheveux humains greffés sur les rongeurs. 

 

Un traitement contre l’alopécie andro-génétique est-il envisageable ?

Seulement voilà, nos souris ne sont pas atteintes d’alopécie androgénétique, principale cause d’alopécie chez l’homme, c’est-à-dire rendues chauves à cause de cette pathologie. Mais la chercheuse est optimiste. Ne reste plus qu’à démontrer l’effet des inhibiteurs de JAK sur les follicules pileux sur des sujets atteints d’alopécie androgénétique. De plus, indépendemment des effets positifs sur la chute de cheveux ou la repousse, ces molécules peuvent avoir des effets secondaires importants qui doivent être obligatoirement écartés. Ne nous emballons donc pas trop : la Recherche prend du temps et malgré tout, rien ne nous assure qu’un traitement local verra le jour sur le marché. 

 

D’ici là, nous vous conseillons l’utilisation du Minoxidil, dont l’action vasodilatatrice – entres autres – retarde la chute des cheveux, ou une greffe capillaire, tout simplement, pour des résultats durables et naturels avec la Méthode DHI

 

 

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