Greffe de cheveux « pas cher » à l’étranger : le danger existe.

implants capillaires low cost

L’association à but non lucratif ISHRS (International Society of Hair Restoration Surgery ou la Société internationale de chirurgie de restauration capillaire) met en garde une nouvelle fois les consommateurs à propos des risques et des dangers liés au tourisme médical pour la greffe de cheveux.

On vous en parlait déjà l’année dernière dans un article intitulé “Greffe de cheveux low cost : attention danger !”. Notre objectif était avant tout d’informer les personnes tentées de s’en remettre à ces cliniques à l’étranger simplement “parce que c’est moins cher” et de se poser avant tout les bonnes questions. Et à juste titre.

En effet, l’association internationale, qui avait déjà lancé un appel en 2014 à ce sujet, avertit une nouvelle fois les consommateurs sur les risques et les dangers, bien réels, liés aux interventions de greffe de cheveux « pas cher »

Découvrez d’abord le témoignage vidéo d’une patiente qui s’est rendu à l’étranger pour une greffe de cheveux à prix doux. Très déçue par les résultats, ayant perdu confiance en elle, elle a fait confiance à DHI pour effectuer une correction de sa greffe de cheveux ratée.

La greffe de cheveux  : un marché en plein boom

Les interventions de restauration capillaire ont fait un boom de 75% en moins de 10 ans, selon l’ISHRS. Leur nombre, en 2014, était de 397 048. Les augmentations les plus importantes ont été signalées en Asie, au Moyen-Orient, au Mexique et enfin en Amérique centrale et du Sud. Pas étonnant que certains essaient de tirer leur épingle du jeu en essayant d’attirer le consommateur et en profitant de sa méconnaissance de la procédure.

Des pratiques illégales, des conséquences graves

L’expansion de la pratique par des techniciens formés à la volée plutôt que par un personnel médical qualifié est une tendance qui gagne – malheureusement – du terrain. Ce phénomène est qui plus est agrémenté d’un marketing puissant type “appât publicitaire” avec des packages « all inclusive » ciblant précisément ceux qui, accablés par leur perte de cheveux, sont à la recherche du “meilleur prix” et qui ne poseront pas les bonnes questions.

En Turquie, et notamment parce que des restrictions ont été faites par le Ministère de la santé limitant strictement l’exercice de la greffe capillaire aux hôpitaux, un véritable marché noir de la chirurgie capillaire a fait son apparition. Les greffes sont réalisées par des techniciens en toute illégalité dans des cliniques ou hôpitaux privés. Au détriment des patients. Patients qui sont d’ailleurs recrutés par des rabatteurs sur des forums en France, en Belgique et partout ailleurs en Europe, mais aussi au Moyen-Orient et en Asie.

L’impact sur le résultat de la greffe

Les centres poussent volontairement leurs futurs patients à évaluer le prix d’une greffe par le nombre de cheveux implantés. Pour celui qui a puisé dans ces économies (comme beaucoup de patients), c’est une aubaine. Le novice fait vite le calcul, compare avec les prix de son pays d’origine et oublie de poser les bonnes questions en partant à la “chasse au meilleur prix”.

Le cheveu est proposé à l’unité. Ainsi, plus on en vend, plus on fait du profit. Ces centres ont donc tout intérêt à en vendre un maximum.  Une fois sur place, on va même jusqu’à vous proposer plus de cheveux pour un petit supplément. Et après tout « pourquoi pas » se dit le patient, qui veut des cheveux, beaucoup de cheveux. Même lorsqu’il n’en a pas autant besoin. Mais comment le saurait-il ?

Ces centres profitent tout simplement de la faiblesse psychologique des patients ayant fait le voyage et de leur manque de connaissance sur le sujet. Jamais ils n’évoqueront l’importance de la gestion de la zone donneuse lorsque leur patient – souvent jeune – n’a pas fini de perdre ses cheveux et qu’il aura très certainement besoin d’une nouvelle intervention pour accompagner l’évolution de sa calvitie. 

Résultat, non seulement on extrait un maximum de façon totalement anarchique et agressive mais on se concentre aussi sur une zone où le ratio cheveux/follicule est le plus élevé. Le prélèvement sera donc souvent visible et la zone donneuse amputée de ses meilleurs follicules pileux qui, nous le rappelons, ne repousseront pas. Certains centres vont jusqu’à prélever 70% du patrimoine de la zone donneuse ! Vous avez dit gâchis ?

une intervention de greffe de cheveux ratée

Zone donneuse entièrement spoliée après une greffe low cost effectuée en Turquie

 

Mais les conséquences peuvent aller bien au-delà d’un résultat décevant ou raté.

Les risques pour la santé

« Personne ne devrait se dire qu’une intervention médico-esthétique, aussi mineure soit-elle, est sans danger. Des décisions médicales doivent être prises en permanence pendant les procédés cosmétiques […], un certain type de médicament est administré au patient et sa prise doit être surveillée, dans certains cas ajustée, pendant l’intervention », affirme Sharon A. Keene, docteur en médecine et membre du Comité exécutif de l’ISHRS.

Mais ce n’est pas tout, un professionnel qualifié et formé est capable d’établir un diagnostic précis et d’orienter ainsi son patient vers le traitement le plus adapté. Avec le marché noir, gare aux charlatans  : diagnostics erronés, mauvaise appréhension des maladies dont résultent parfois certains troubles capillaires, etc. 

D’autant que le phénomène dépasse la Turquie. Il touche l’Europe, le Moyen-Orient et les États-Unis. On trouve même des rapports sur des cliniques en Allemagne, aux Pays-Bas ou en Belgique où des techniciens turcs illégaux pratiquent des greffes de cheveux sans aucun diplôme médical. 

Poser les bonnes questions, s’informer au maximum est donc primordial.

  • Vais-je bénéficier d’une technique donnant un résultat final dense, durable et si naturel qu’il sera impossible de s’apercevoir que j’ai eu recours à des implants ? (zone d’implantation)
  • Ma zone donneuse permettra-t-elle d’autres interventions si ma calvitie évolue ?
  • La méthode d’extraction est- elle douce pour mon cuir chevelu, pour mes follicules ? Va-t-on utiliser des punchs motorisés ? Est-ce que la méthode va laisser des marques ou des cicatrices sur la zone d’extraction ?
  • Sur la zone d’implantation, les greffons sont-ils implantés sans traumatisme, avec un stylet injecteur (ou à l’aiguille), ou bien avec des incisions préalables et aux forceps ?
  • Est-ce que le médecin va pratiquer lui-même l’intervention du début à la fin, ou bien va-t-il passer le relais à des assistant(e)s opératoires ou des technicien(ne)s, durant la phase d’extraction et d’implantation ?

 

Lorsqu’elle est réalisée par un médecin expert qui en maîtrise tous les aspects (médicaux, esthétiques mais aussi mathématiques), quand elle respecte votre zone donneuse, votre cuir chevelu et vos follicules et qu’elle est effectuée en toute sécurité, la greffe de cheveux donne des résultats toujours très naturels et permanents, qui sont in-détectables.

Voilà pourquoi il est essentiel de faire ses recherches et de poser les bonnes questions en évitant le piège de réduire la greffe de cheveux – cet acte médical si complexe et extrêmement minutieux – à une simple question de prix par cheveu.

 

Une question ? Une précision ? Un diagnostic capillaire en ligne ? Contactez-nous dès maintenant ! 

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