Le danger des implants capillaires pas cher

Patient d’implants capillaires pas cher

Mer turquoise, palmiers et soleil, l’exotisme à la cote auprès de ceux ou celles qui souffrent de calvitie et qui cherchent à retrouver leur chevelure perdue. Budget moindre et niveau d’expertise prétendu excellent, les implants capillaires pas cher, dit « low cost » à l’étranger, et notamment en Turquie ou en Hongrie, sont une démarche de plus en plus fréquente. Pourtant ces méthodes de greffe non-standardisées comportent de nombreux risques.

Les implants pas cher, vu par des professionnels :

Le groupe médical international DHI est constitué de professionnels de santé experts dans leur domaine : médecins généralistes, psychologues, dermatologues, chirurgiens et professeurs en universités de médecine dans différentes capitales européennes. Nous vous donnons ici TOUTES les clés pour poser les bonnes questions et vous aider à faire un choix en toute connaissance de cause en nous basant sur nos 45 ans d’expertise en traitements des pathologies du cuir chevelu.

Les greffes de cheveux “low cost”, c’est quoi ?

D’abord, il convient de remettre les choses dans leur contexte. Les greffes de cheveux “low cost”, c’est quoi ? Ce sont des interventions de greffe capillaire non-standardisées (c’est à dire qui ne respectent aucun protocole global pré-établi que ce soit au niveau de ceux qui la pratiquent, des outils d’extraction et d’implantation, des suivis des patients, etc.) pratiquées à l’étranger et qui proposent un coût attractif. Certains pays se sont d’ailleurs spécialisés en la matière : la Turquie, la Hongrie, la Tunisie ou encore l’Iran par exemple. De gigantesques centres dédiés aux implants capillaires y sont créés et ces derniers mettent en place des accords avec des compagnies aériennes et des hôtels afin de proposer des « séjours all inclusive ».

Une intervention all inclusive ?

Le package parait tellement intéressant que les patients oublient des aspects essentiels inhérents à toute greffe et au résultat qu’elle aura :

1)  Ce n’est pas un médecin expert qui gère votre greffe de A à Z, autrement dit du premier follicule extrait au dernier implanté.

Et ce ne sont même pas des infirmièr(e)s non plus, mais des techniciennes ou “petites mains”. L’intervention est pratiquée par plusieurs personnes à la fois qui ne sont donc ni médecins spécifiquement formés à la greffe capillaire, ni chirurgiens.

→ Pourquoi c’est un problème ?

Parce qu’il y a un vrai manque d’expertise médicale et d’encadrement. De plus, le fait que l’extraction puis l’implantation soit réalisées par plusieurs personnes à la fois (une technicienne peut s’occuper de l’implantation capillaire à gauche puis une autre technicienne en même temps à droite) compromet le résultat harmonieux et identique  de la greffe sur l’ensemble de la tête du patient.

2) Les outils utilisés pour extraire et implanter les follicules sont plus agressifs.

 Nous en parlions dans notre article Man VS Machine, l’automatisation a le vent en poupe. Elle permet de gagner du temps et donc de faire des économies. Mais pour des actes médicaux esthétiques, « faire des économies » est-il vraiment bien raisonnable ? Pourtant, il s’agit bien du principe du low cost.

Ainsi, en greffe capillaire low cost, il est monnaie courante d’utiliser des punchs motorisés dont le diamètre dépasse souvent le millimètre et qui rendent l’extraction plus agressive.

 → Pourquoi c’est un problème ?

D’abord, une extraction doit être douce et imperceptible sur la zone donneuse. Un punch dont le diamètre dépasse le millimètre laisse des traces visibles sur le cuir chevelu, un aspect “mité” peu esthétique sur cheveux courts. Ce rendu est accentué par la tête rotative de ces extracteurs mécaniques qui crée un micro-traumatisme sur le point d’extraction laissant le pourtour du prélèvement fibreux et moins vascularisé.

 L’angle de pénétration n’est pas toujours identique à celui de l’axe du cheveu : cela augmente considérablement le taux de transsection des follicules (c’est à dire qu’une partie du follicule est sectionné pendant l’extraction ; le follicule sectionné ré-implanté ne repoussera donc pas) notamment quand la base des racines est plus large que la tige extérieure.

 La méthode d’implantation est la même qu’en FUT (ou méthode dite “de la bandelette” qui laisse une cicatrice à l’arrière du crâne) ou en FUE classique, et n’a pas pas changé depuis une quinzaine d’années : afin de placer chaque greffon, on fait au préalable des incisions ou des fentes au bistouri (objet coupant) sur le cuir chevelu. Ensuite, les greffons sont insérés aux forceps.

Cette façon de procéder a plusieurs inconvénients :

– On peut difficilement créer de la densité car on ne peut pas implanter les greffons très proches les uns des autres à cause des incisons

– Les incisions, en cicatrisant, laissent un aspect “peau d’orange” sur la peau.

Ces facteurs ont un véritable impact sur le résultat de la greffe : entre 20% et 40% des cheveux ré-implantés ne repousseront pas.

3) La gestion de la zone donneuse est (très) approximative.

L’art de la greffe capillaire consiste aussi à s’adapter au patient et surtout à anticiper. C’est pourquoi une bonne gestion de la zone donneuse est vitale.

 → Pourquoi c’est un problème ? 

Quand le patient est jeune, la bonne gestion est essentielle parce que de futures greffes seront peut-être nécessaires et que ce précieux capital n’est pas éternel. En effet, contrairement à ce qu’il est possible d’entendre aujourd’hui dans l’océan d’infos (et d’intox) concernant les implants capillaires : non, la zone donneuse ne se régénère pas. Aucune étude clinique ne prouve la régénération de la zone donneuse.

Les centres poussent volontairement leurs futurs patients à évaluer le prix d’une greffe par le nombre de cheveux implantés. Cette prise de position est pernicieuse parce qu’elle permet de comparer sur des points importants mais loin d’être essentiels les greffes de cheveux dans leurs pays d’origine. Les patients oublient ensuite de poser les bonnes questions et partent à la chasse au meilleur prix.

Puisque le nombre de cheveux implantés est mis en avant, pendant l’intervention, on va volontairement concentrer le prélèvement là où le ratio cheveux/follicule est le plus élevé, soit sur une petite superficie de la zone donneuse (un rectangle à l’arrière du crâne d’environs 10x4cm), au lieu de traiter cette dernière de façon homogène. Le patient, qui a souvent puisé dans ses économies pour réaliser cet acte si important pour lui fait vite le calcul du prix de la greffe/nombre de cheveux : l’avantage concurrentiel semble, à première vue, évident.

4) Pourtant, avec une greffe low cost, les cheveux repoussent.

 En effet, entre 60% et 70% des cheveux implantés repousseront. Ce qui n’est pas un ratio mauvais en soi. En cela, les implants capillaires pas chers dans des pays étrangers tels que la Turquie, la Tunisie, la Hongrie et l’Iran, ne sont pas moins satisfaisante qu’une greffe traditionnelle en France. Et de nombreuses personnes n’ayant aucun point de comparaison en reviennent satisfaites.

 Mais que dire des nombreux patients ayant subi une greffe de cheveux low cost à l’étranger qui souhaitent une correction ? 

Ceux qui en voyant la partie la plus visible de leur implantation (la ligne capillaire) sont déçus parce qu’elle est peu dense, présente un aspect peau d’orange ou qu’elle n’a tout simplement pas l’air naturelle ?

Se poser les bonnes questions sur les différentes méthodes d’implants capillaires.

 – Est-ce que la méthode d’extraction est douce (pour mon cuir chevelu, pour mes follicules) et ne laisse pas de traces visibles ?

– Et en ce qui concerne la méthode d’implantation, les greffons sont-ils implantés sans traumatisme (au stylet injecteur de cheveux) ou avec des incisions préalables et aux forceps ?

– Qui pratiquera ma greffe du premier follicule extrait au dernier follicule implanté, un médecin expert ou un/des technicien(s) ?

– Le résultat final sera-t-il parfaitement naturel, dense et durable ?

– Comment assurerai-je le suivi post-interventionnel habitant à des centaines/milliers de kilomètres ? Et si des retouches sont nécessaires ?

– Après une greffe « low cost », ma zone donneuse me permettra-t-elle de réaliser d’autres interventions si ma calvitie évolue ? 

Autant de questions qu’il faut se poser avant de s’aventurer – plein d’espoir – dans une intervention d’implants capillaires à prix « doux ». La greffe capillaire est une intervention médicale qui demande un savoir-faire précis et minutieux, une formation exigeante et continue, un sens artistique.
Nous vous invitons donc, dans le cadre d’implant capillaire pas cher ou tout autre greffe de cheveux, à poser le maximum de questions, à vous renseigner afin d’avoir toutes les cartes en main pour choisir – de façon éclairée – à qui vous en remettre.

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