Greffe de cheveux pas cher : 6 bonnes raisons de vous méfier

greffe de cheveux low cost

MAJ 5 octobre 2018

 

Mer turquoise, palmiers et soleil, l’exotisme à la cote auprès de ceux ou celles qui souffrent de calvitie et qui cherchent à retrouver leur chevelure perdue. Budget moindre et niveau d’expertise prétendu excellent, les implants capillaires pas cher, dit « low cost » à l’étranger, et notamment en Turquie ou en Hongrie, sont une démarche de plus en plus fréquente. Pourtant ces méthodes de greffe non-standardisées comportent de nombreux risques.

Le groupe médical international DHI est constitué de professionnels de santé experts dans leur domaine. Nous vous donnons ici toutes les clés pour poser les bonnes questions et vous aider à faire un choix en toute connaissance de cause en nous basant sur nos 45 ans d’expertise en traitements des pathologies du cuir chevelu.

Les greffes de cheveux “low cost”, c’est quoi ?

Il s’agit d’interventions de greffes capillaires non-standardisées (c’est à dire ne respectant aucun protocole global pré-établi, aussi bien en ce qui concerne la qualification du personnel et les outils d’extraction et d’implantation, qu’au niveau de la répartition des greffons, du suivi des patients, etc..), réalisées à l’étranger, à un coût attractif. Certains pays se sont d’ailleurs spécialisés dans ce créneau : la Turquie, la Hongrie, la Tunisie ou encore l’Iran. De gigantesques centres, dédiés aux implants capillaires, y ont été créés et des accords sont conclus avec des compagnies aériennes et des hôtels afin de proposer des « séjours all inclusive ».

Le package paraît tellement intéressant que les patients en oublient certains aspects essentiels, inhérents à toute greffe et au résultat souhaité.

Les raisons de vous méfier

  1. Ce n’est pas un médecin expert qui gère la greffe, du premier follicule extrait au dernier implanté.

Le plus souvent ce sont des “petites mains”, sans aucune formation médicale, qui pratiquent l’intervention.
Elle le font souvent à plusieurs d’entre elles à la fois et ce, dans le but de réduire le temps de l’opération.

→ Pourquoi c’est un problème ?

Parce qu’il y a un vrai manque d’expertise médicale et d’encadrement. De plus, le fait que l’extraction puis l’implantation soient réalisées par plusieurs personnes en même temps compromet le résultat symétrique et harmonieux de la greffe sur l’ensemble de la tête du patient.

 

A voir Vidéo :Témoignage après une greffe pas chère à l’étranger

 

  1. Les outils utilisés pour extraire et implanter les follicules sont plus agressifs.

L’automatisation (l’utilisation de punch électriques par exemple) connait un certain succès car elle permet de gagner du temps et donc de faire des économies. Mais, lorsqu’il s’agit d’actes médicaux esthétiques, « faire des économies » est-il vraiment raisonnable ? C’est pourtant, le principe du « low cost  ». Ainsi, lors d’une greffe capillaire « low cost », il est fréquent d’utiliser des punchs motorisés dont le diamètre dépasse souvent de loin le millimètre. Résultat : l’extraction est, certes, plus rapide mais aussi plus agressive.

→ Pourquoi c’est un problème ?

Une extraction doit être douce et imperceptible sur la zone donneuse. Un punch dont le diamètre est trop large laisse des traces visibles sur le cuir chevelu, en particulier un aspect “mité” peu esthétique sur cheveux courts. Ce rendu disgracieux est accentué par la tête rotative des extracteurs mécaniques qui crée un micro- traumatisme sur le point d’extraction, laissant le pourtour du prélèvement fibreux et moins vascularisé.

 

  1. L’angle de pénétration des têtes rotatives n’est pas toujours identique à celui de l’axe du cheveu sous la peau.

→ Pourquoi c’est un problème ?

Ce décalage entraîne souvent la section du bulbe ou d’une partie de celui-ci. Or, si la base d’un cheveu contenu dans un follicule de trois cheveux est sectionnée, cela entraîne une conséquence irréversible : ce cheveu ne repoussera jamais. L’impression immédiate de densité n’est alors en réalité qu’un leurre. Une fois les petits cheveux tombés dans les jours qui suivent l’intervention, les follicules pileux sectionnés pendant l’extraction ne produiront pas le nombre de cheveux escompté et le taux de repousse sera bien plus faible que prévu. 

 

Extraction et implantation agressives, repousse compromise

Si une greffe est mal gérée, 20 à 60% des cheveux ré- implantés ne repousseront pas.

 

  1. La mauvaise gestion de la zone donneuse

Conscients des conséquences de ces extractions agressives sur le taux de repousse, les Centres encouragent les patients à opter pour un plus grand nombre de cheveux dans le but de « compenser » ce manque à gagner, alors que cela n’est parfois pas nécessaire. Un fait qui témoigne, entre autres, de la gestion approximative de la zone donneuse dans le cadre des greffes « low cost ».

→ Pourquoi la gestion de la zone donneuse est-elle primordiale ?

Une bonne gestion de la zone donneuse est essentielle parce que de futures greffes seront peut-être nécessaires, surtout lorsque le patient est jeune, et que ce précieux capital n’est pas inépuisable. Contrairement à ce que l’on peut entendre aujourd’hui, la zone donneuse ne se régénère pas. Halte aux techniques d’extraction qui la maltraitent et surtout qui l’amputent de cheveux dont le patient n’a peut-être pas besoin ! Et comme c’est le nombre de cheveux implantés qui est mis en avant, la question du prélèvement reste totalement éludée.

zone donneuse spoliée après greffe de cheveux en Turquie

Zone donneuse mitée après une greffe low cost

 

  1. Les centres de restauration capillaire « low cost » poussent volontairement leurs futurs patients à évaluer le prix d’une greffe en fonction du nombre de cheveux implantés.

Le patient, qui a souvent puisé dans ses économies pour réaliser cet acte si important pour lui, fait un calcul rapide et l’avantage, par rapport aux prix proposés dans son propre pays, semble, à première vue, évident.

→ Pourquoi c’est un problème ?

Cette façon de procéder est perverse parce qu’elle fonde la comparaison sur des points importants mais loin d’être essentiels. D’une part, la course vers plusieurs milliers de cheveux supplémentaires voile la vraie nature de l’acte proposé (agressivité des techniques, sérieux dégâts sur la zone donneuse). Les patients oublient de poser les bonnes questions et partent alors à la chasse au meilleur prix. D’autre part, comme le cheveu est proposé à l’unité, les Centres ont tout intérêt à en « vendre » un maximum et ce, même lorsque ce n’est pas nécessaire, spoliant ainsi la zone donneuse sans raison valable.

 

  1. La méthode d’implantation est la même qu’en FUT ou en FUE classique : on effectue au préalable, sur le cuir chevelu, des incisions ou des fentes à l’aide d’objets coupants (une lame, un bistouri et parfois même la pointe d’une paire de ciseaux…) pour y insérer les greffons aux forceps.

→ Pourquoi c’est un problème ?

On peut difficilement créer de la densité car on ne peut pas implanter les greffons très près les uns des autres. Un écueil dû aux incisions qui, en cicatrisant, laissent souvent un très vilain aspect “peau d’orange” sur la peau.

A lire également :Les dangers des greffes de cheveux à l’étranger

 

Les 6 questions à se poser pour choisir une méthode de greffe de cheveux 

  1.  Est-ce que la méthode d’extraction est douce (pour mon cuir chevelu, pour mes follicules) et ne laisse pas de traces visibles ?

  2. Et en ce qui concerne la méthode d’implantation, les greffons sont-ils implantés sans traumatisme (au stylet injecteur de cheveux) ou avec des incisions préalables et aux forceps ?

  3. Qui pratiquera ma greffe du premier follicule extrait au dernier follicule implanté, un seul médecin expert ou un/des technicien(s) ?

  4. Le résultat final sera-t-il parfaitement naturel, dense et durable ?

  5. Comment assurerai-je le suivi habitant à des centaines/milliers de kilomètres ? Et si des retouches sont nécessaires ?

  6. Après une greffe « low cost », ma zone donneuse me permettra-t-elle de réaliser d’autres interventions si ma calvitie évolue ? 

 

Autant de questions qu’il faut se poser avant de s’aventurer – plein d’espoir – dans une intervention d’implants capillaires à prix « doux ».

La greffe capillaire est une intervention médicale qui demande un savoir-faire précis et minutieux, une formation exigeante et continue, un sens artistique.

Nous vous invitons donc, dans le cadre d’implant capillaire pas cher ou tout autre greffe de cheveux, à poser le maximum de questions, à vous renseigner afin d’avoir toutes les cartes en main pour choisir – de façon éclairée – à qui vous en remettre.

Shares
Share This