Greffe de cheveux : pomme ou orange ?

methode DHI sans incisions ni cicatrices

MAJ le 24 oct. 2018

Implants capillaires : parlons fruits

En réalité, il existe plusieurs méthodes d’extraction de cheveux, mais seulement deux méthodes d’implantation. Et le résultat, notamment l’aspect de la peau sur la zone implantée (lisse comme une pomme, ou, à l’inverse à l’aspect « peau d’orange »), dépend de la méthode employée.

Les différentes méthodes d’extractions

La méthode de la bandelette ou FUT (Follicular Unit Transplantation)

Initialement mise au point dans les années 1970, cette méthode chirurgicale consiste à prélever, sous anesthésie locale, sur l’arrière de la tête, une bandelette de cuir chevelu. Celle-ci sera ensuite découpée en unités folliculaires qui seront implantées sur la zone dégarnie.

La FUE – ou microgreffe (Follicular Unit Extraction)

Avec la méthode FUE (« extraction d’unité folliculaire »), les follicules pileux sont toujours prélevés sur la zone occipitale (à l’arrière de la tête), mais cette fois-ci, un à un. Ils le sont à l’aide d’outils nommés ‘punchs’, d’un diamètre assez variable selon les cas. En effet, ces derniers dépendent du choix du praticien : leur diamètre peut varier de 0.7mm à 2mm. D’une part, ces dimensions extrêmes ne sont pas favorables à une greffe harmonieuse : un diamètre trop important va créer, sur la zone donneuse, un effet « mité » ou des micro-cicatrices difficiles à camoufler sur cheveux courts ; un diamètre trop étroit risque de sectionner un follicule multiple (avec plusieurs cheveux, donc plus large). D’autre part, un punch de 2mm n’extrait pas follicule par follicule mais plusieurs « grappes » de follicules pileux à la fois, qui sont ensuite réimplantés tels quels, en « bloc ».

A savoir :  la FUE ne dispose d’aucune standardisation : à partir du moment où les follicules pileux sont extraits un par un, peu importe comment, avec quels outils, comment ils sont conservés ensuite, comment ils sont implantés et par qui, on appelle cela de la FUE.

En FUE, les punchs sont parfois électriques (ou motorisés). Souvent présenté comme une avancée technique, le punch électrique sert surtout à faire gagner du temps au médecin. Néanmoins, une extraction à l’aide d’un punch électrique demeure plus agressive qu’une extraction réalisée à la main.

Un travail – quelqu’il soit – réalisé à la main ne peut être équivalent à celui d’une machine. Dans le cas d’une extraction manuelle, le médecin peut adapter son geste en fonction du cuir chevelu, de la taille des follicules pileux, de leur orientation sous la peau, etc. En cela, la greffe peut être considérée comme un art ; l’artisanat de la greffe.

La méthode « traditionnelle » d’implantation

Des incisions faites au préalable sur la zone receveuse

La méthode la plus répandue en terme d’implantation est la suivante : après avoir découpé la bandelette de peau en unités folliculaires (FUT) ou après avoir extrait vos follicules pileux un par un (FUE), le praticien va effectuer à l’aide d’un bistouri (une lame) des incisions (ou trous de réception) sur la zone à implanter. Ces incisions ont pour but de recueillir vos greffons préalablement extraits. Les follicules pileux vont y être insérés à l’aide d’une pince, souvent en force, car il n’est pas chose facile de faire entrer ce petit organe dans une incision.

Le follicule de cheveu humain apparaît bien comme un organe qui, de façon unique dans le coprs humain, se renouvelle de façon cyclique et autonome. Bien que très stable, il est très sensible. Lorsqu’on le maltraite trop, il n’aime pas ça ! Et cela influe sur sa capacité à produire à nouveau des cheveux une fois réimplanté, et donc, sur le résultat de la greffe.

L’utilisation de l’implanteur de Choï en FUE

Pour travailler la ligne capillaire avec plus de naturel, certains praticiens utilisent un stylet injecteur de cheveux (appelé implanteur de Choï). Mais ils traitent rarement la tête toute entière avec ce petit outil dont la manipulation exige beaucoup de temps, de technicité et une solide expérience. Et cette tâche se trouve souvent déléguée aux « petites mains », autrement dit, des assistant(e)s dans la plupart des cas (et non un personnel infirmier). Parfois, plusieurs en même temps effectuent ce travail.

La méthode DHI, une évolution de la FUE

Les injections de cheveux DHI ont l’avantage de ne pas nécessiter de trou de réception pour le placement des follicules. En effet, le médecin DHI hyper spécialisé en greffe, et seulement lui, utilise l’implanteur de cheveux sur toute la zone à travailler, sans avoir besoin d’effectuer d’incisions au préalable. Il « injecte » directement le follicule dans le cuir chevelu, et maitrise ainsi le sens de pousse, la profondeur et l’inclinaison du bulbe.

Cela permet non seulement de créer de la densité dès la première session (les follicules peuvent être implantés très proche les uns des autres), mais surtout de ne laisser aucune cicatrice à la base des follicules implantés, laissant la peau aussi lisse que celle d’une pomme. Pour un résultat parfaitement naturel et dense.

 

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